Intégration socioéconomique des jeunes Montréalais: un nécessaire état de situation

par Lucie Dumais, Geneviève Shields et Marlène Lessard
Cahier 09-02 – Mars 2009 – 42 pages

[EXTRAIT p. 34-45] Ce portrait supplémentaire nous fait entrevoir les écueils potentiels à l’insertion en emploi des jeunes de Montréal. Au premier chef, la scolarisation et le décrochage : la métropole est contrastée et profite d’un bassin de jeunes universitaires ou cégepiens formés, mais aussi un bassin de 30% de décrocheurs qui illustre des difficultés à soutenir la formation scolaire ou technique. Nous avions déjà vu (section précédente) que les immigrants tout aussi formés sont davantage refoulés du marché de l’emploi.

Nous avons vu que les jeunes vivent surtout dans les territoires centraux. Les jeunes ménages sont plus concentrés dans les territoires où se situent aussi des universités. Il y a ici des corrélations possiblement moins malheureuses entre des difficultés temporaires sur le plan des revenus, mais pas nécessairement à long terme à cause du capital humain ou culturel de ces jeunes ménages. À l’inverse, il pourrait s’agir de corrélations entre migration et manque de réseau social; la constitution d’un réseau social pourrait faire l’objet d’interventions particulières de soutien et d’information, comme le notait l’étude du Forum jeunesse de la CRÉ. L’accès à un logement adéquat et abordable constitue un facteur supplémentaire à examiner : résidences étudiantes, logements subventionnés et logements sur le marché privé jouent énormément sur la capacité financière et la disponibilité des jeunes pour les emplois.


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