Bref rapport
Par Marie-Claude Richard et Danielle Maltais
Cahier 07-08 – Juillet 2007 – 32 pages
Ce bref rapport est issu du constat e l’émergence d’une problématique concernant l’ensemble des acteurs de la santé et des services sociaux, celle du vieillissement des personnes présentant une déficience intellectuelle. Alors que l’espérance de vie de cette population est en croissance, les besoins qu’elle présente se multiplient. La réponse à cette situation en termes de ressources doit être précisée. Au cours des dernières décennies, les modèles de services auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle ont évolué parallèlement aux changements sociaux qui ont affecté la société québécoise. À l’internement systématique de cette population au début du 20e siècle succède, dans les années 1960-1970, différentes prises de conscience portées à la fois par les mouvements de citoyens ainsi que par un contexte social où l’État s’affirme dans sa volonté d’intervenir en matière de santé et de services sociaux. Plus récemment, le modèle véhiculé à l’intérieur des milieux de pratique est axé sur la notion d’autodétermination des personnes présentant une déficience intellectuelle.
Lorsque l’on considère la nécessité de développer les services pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, certains facteurs sont identifiés comme étant facilitants. Toutefois, les limites des réseaux formels et informels, la comorbidité et les difficultés inhérentes au vieillissement constituent autant de facteurs devant être solutionnés de façon prioritaire. Ce document se conclut sur l’espoir de voir se traduire concrètement la volonté gouvernementale de promouvoir la réelle participation sociale des personnes âgées présentant une déficience intellectuelle.