Nouvelle donne dans les rapports entre réseau public et organismes communautaires

Par Denis Bourque
Cahier 04-32 – Juillet 2004 – 25 pages

Depuis peu, se profile une nouvelle donne qui origine des récentes orientations du gouvernement du Québec et qui impliquent des changements concernant le rôle des établissements publics de première ligne (maintenant les CSSS ou centres de santé et de services sociaux) envers leur milieu ainsi que la nature de leurs rapports avec les organismes communautaires. Ce rôle en devient un de coordination des ressources communautaires par rapport aux rôles antérieurs de soutien envers elles et de concertation avec elles. Ce rôle s’accompagne d’une imputabilité pour ces établissements publics quant à l’efficacité de cette coordination et quant à l’efficacité des services eux-mêmes. De plus, les CSSS sont invités à convenir d’ententes de service avec les organismes communautaires qui impliquent des relations plus hiérarchiques que les relations plutôt horizontales qui avaient généralement cours entre les CLSC et les organismes communautaires. Nous assistons à la transition du paradigme de la participation et de la concertation qui était dominant depuis le début des années 1990, au nouveau paradigme qui prend forme à la faveur de la création des CSSS et de la mise en place des ententes de service. En fait, le paradigme précédent est toujours présent et cohabite encore avec le nouveau. Il existe donc un double registre dans les rapports entre les établissements publics et les organismes communautaires. 1- le registre du partenariat qui fait appel à la concertation volontaire et au respect de l’autonomie et 2- le registre des ententes de service qui place les CSSS en position de coordination des ressources communautaires (et de contrôle de la qualité des services) et de rapports contractuels. Ce double registre comporte son lot de contraintes et aussi d’opportunités que le présent texte explore.


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