Une revue de littérature de l’évolution à l’échelle internationale
Par Jean Proulx
Cahier 11-10 – Décembre 2011 – 28 pages
La revue de littérature a mis en évidence tout le chemin parcouru entre l’institution, à laquelle étaient confinées, il n’y a pas si longtemps encore, les personnes vivant avec une déficience intellectuelle, et l’accès, aujourd’hui de plus en plus répandu, à la vie en logement. En effet, il semble bien que la plupart des pays occidentaux reconnaissent aujourd’hui le droit aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle de vivre en logement ordinaire au même titre que la population en général. Les politiques sociales de plusieurs pays mettent d’ailleurs de l’avant ce que l’on appelle le « supported living », qui semble constituer l’orientation privilégiée. Nous avons toutefois constaté que l’actualisation de cette philosophie d’intervention demeure bien inégale selon les pays. Alors que la Suède et le Royaume-Uni apparaissent comme des chefs de file en la matière, beaucoup de chemin reste à parcourir dans la plupart des pays de l’Europe de l’Ouest. Cette avenue est également en cours d’actualisation aux États-Unis, en Australie et au Canada. Au Québec, cette approche est en émergence, mais, malgré les progrès accomplis au cours des dernières années, elle ne semble pas encore constituer le réflexe premier lorsqu’il s’agit de répondre au besoin résidentiel des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. La revue de littérature a aussi mis en évidence l’importance d’une action intersectorielle plus articulée, mieux imbriquée, entre les acteurs du logement social et ceux de la santé et des services sociaux, même si les politiques du logement social prennent de plus en plus en compte les besoins de services d’une partie des personnes visées.